Au-delà d’une étude des grands monuments de l’histoire, le cours introductif à l’histoire de l’architecture aborde le territoire rurale et vernaculaire à l’origine de son apparition. Considérée comme la construction « sans architecte », elle occupe 95% de la production architecturale. Son symbolisme plonge ses racines dans l’utilitaire, vérité souvent oubliée ou méprisée. Son intérêt dépasse le simple objet du quotidien : « le manque de beauté n’enlève rien à sa signification historique, encore que la réussite esthétique ajoute une dimension à son témoignage » (Luc-Francis GENICOT).

L’étude de l’architecture rurale et vernaculaire de l’époque ancienne à l’époque contemporaine vise par une démarche globale et sensible sur l’environnement bâti à modifier le comportement de l’étudiant dans sa perception de l’environnement, lui faire connaître sa culture architecturale locale et à construire son recul historique sur le terrain.

Pour la future génération d’architectes, la question de l’écologie s’élargira à tout l’environnement bâti à recycler (rénover, réhabiliter, réaffecter, transformer). Intervenir sur un patrimoine existant vient enrichir sa perception et susciter des découvertes qui structurent et organisent sa lecture d’un lieu bâti : le programme, la circulation, la structure, la symbolique, …